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Publié par Cabinet Médical des Drs HAMONIC et PAPIN

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Objectifs   
Ce document a pour objectif d'évaluer

-l'opportunité du dépistage individuel du cancer de la prostate par le dosage du PSA sérique total,

-de définir et de formuler les éléments d'information à délivrer aux hommes qui consultent pour la première fois à ce sujet et qui envisagent la réalisation d'un dépistage individuel.

 


 le document de 6 pages concernant  l'information des hommes envisageant la réalisation d'un dépistage individuel du cancer de la prostate

est téléchargeable ICI

 


 et  aussi:    Article "Informations sur le dépistage du cancer de la prostate."

• Sur mille hommes,140 auront un cancer de la prostate et 40 en mourront. C’est donc dire que 960 hommes décéderont d’autres affections, comme une maladie du cœur et un autre cancer. Par ailleurs, les deux tiers des hommes qui meurent du cancer de la prostate ont plus de 70 ans.
• Le dépistage ne prévient pas le cancer de la prostate. Il consiste à trouver et à traiter un cancer existant avant qu’il ne donne des problèmes.
• La première étape du dépistage comprend deux volets:1) un toucher rectal pour examiner la prostate avec le doigt et 2) une prise de sang pour mesurer la concentration de PSA.
Il pourrait y avoir des avantages, mais aussi des inconvénients, voire des risques à subir un dépistage. On n’est pas encore certain que les avantages l’emportent sur les inconvénients.

- D’une part, le dépistage permet de détecter plus de cancers à un stade précoce et de les traiter à ce stade. Au mieux, sur 1000 hommes,1 de moins mourra du cancer de la prostate sur une période de dix ans grâce au dépistage (4 hommes sur 1000 n’ayant pas subi le dépistage en mourront contre 3 sur 1000 chez les hommes soumis au dépistage). Après 70 ou 75 ans ou lorsqu’un homme a moins de 10 ans à vivre, le dépistage ne permet probablement pas de prolonger la vie.
- D’autre part, un résultat négatif ne garantit pas l’absence de cancer. Plusieurs hommes ont des tumeurs microscopiques que les tests de dépistage ne trouvent pas. On ne peut pas bien distinguer les cancers qui vont grossir et donner des problèmes de ceux qui n’évolueront jamais.
- Plus d’hommes ont une biopsie de la prostate. Sur 1000 hommes,environ 200 de plus subiront une biopsie de la prostate à cause du dépistage. La biopsie peut entraîner des complications, car elle consiste à insérer des aiguilles dans la prostate par une sonde dans le rectum. Ainsi, 1 homme de plus sera hospitalisé pour des complications et 20 de plus contracteront une infection causant de la fièvre et nécessitant des antibiotiques.
- La majorité des hommes dont le résultat au test de dépistage est positif n’ont pas le cancer. La plupart ont simplement une grosse prostate (hypertrophie bénigne). Des effets psychologiques néfastes persistent jusqu’à un an chez certains hommes à cause du stress causé par ce faux positif.
 Plus d’hommes reçoivent un diagnostic et un traitement contre le cancer de la prostate (se font enlever la prostate, reçoivent de la chimiothérapie). Sur 1000 hommes,environ 40 auront un faux diagnostic de cancer à cause du dépistage et seront probablement traités inutilement. La grande majorité des hommes ayant un cancer de la prostate choisissent de se faire enlever la prostate. Ainsi, environ 12 hommes de plus deviendront impuissants et 4 autres de plus devront porter une couche pour des pertes d’urine à cause du dépistage.
• Même si les chiffres exacts étaient connus, on ne peut savoir au départ quels hommes retireront un effet bénéfique des tests et verront leur vie prolongée (environ 1 pour 1000) et lesquels devront subir des tests supplémentaires (environ 200 pour 1000) et un traitement (environ 40 pour 1000) qui peut donner lieu à des complications, sans prolonger la vie.
• La décision de se soumettre au dépistage revient à chaque homme selon ce qu’il considère plus important pour lui parmi les avantages et les inconvénients potentiels décrits dans le présent document.

* Les chiffres cités sont tirés des statistiques canadiennes et des données d’essais cliniques à répartition aléatoire.
Ils ont été arrondis pour en faciliter la compréhension.

Texte paru dans  : Le Médecin du Québec, volume 44,  numéro 10, octobre 2009 par les Drs Michel Cauchon et Michel Labrecque


 La recommandation complete (français et Anglais) : LIEN


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