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Publié par Cabinet Médical des Drs PANGAULT et HAMONIC

Transmission respiratoire des virus : Précautions

> Le lavage des mains. Les mains doivent être lavées régulièrement, au moins avant de préparer les repas, de manger et de nourrir les enfants et, éventuellement, les personnes âgées, après s'être mouché, avoir toussé ou éternué, en rentrant chez soi, après avoir rendu visite à une personne malade ou avoir touché le matériel de son environnement.
    Le lavage se fait à l'eau tiède avec du savon doux, si possible liquide, en se frottant les mains et les poignets pendant 30 secondes pour produire de la mousse, en n'oubliant pas le dos de la main, les espaces interdigitaux et sous les ongles.
    On peut compléter cette hygiène des mains en se frottant les ongles avec une brosse nettoyée et rincée et en utilisant une lotion hydratante afin d'éviter d'avoir des mains abîmées qui peuvent constituer des réservoirs à virus. Il est également possible d'utiliser une solution hydroalcoolique de type Sterillium®. Dans ce cas, aucun rinçage à l'eau n'est nécessaire.

> Les mouchoirs jetables. Il est recommandé de les utiliser lorsque l'on éternue ou tousse.
   À défaut, on peut mettre sa main devant sa bouche ou, mieux, comme le préconisent les Japonais ou les Anglo-Saxons, tousser ou éternuer dans le pli du coude, ce qui évite de porter des virus dans la main. Les mouchoirs à usage unique sont utilisés pour se moucher ou pour cracher, puis sont jetés dans une poubelle munie d'un couvercle.
Puis les mains sont lavées.

> Les masques. On recommande au malade atteint d'une grippe ou d'une infection respiratoire de garder la chambre (et d'aérer régulièrement celle-ci) et de porter un masque chirurgical en présence de tierces personnes.
Mais si les Asiatiques portent régulièrement un masque lorsqu'ils sont grippés, 45 % des Français seraient d'accord pour faire de même à leur domicile pour protéger leur entourage et seulement 45 % à l'extérieur pour protéger les autres.
     Pourtant, le masque chirurgical permet de retenir les gouttelettes contagieuses émises par le malade, qui représentent les vecteurs essentiels de la contamination virale.
     Les masques recommandés sont de type 2, non tissés, jetables, à usage unique, répondant à la norme NF 14683. Ils doivent être attachés derrière la tête, moulés sur la racine du nez et abaissés sous le menton. On change de masque toutes les 4 heures ou quand il est mouillé ; on le jette dans une poubelle fermée, puis on se lave les mains. En revanche, le port d'un masque chirurgical par l'entourage du malade ne paraît pas utile.

> Les précautions en pratique médicale. « La vaccination contre la grippe représente une précaution majeure afin d'éviter de se contaminer, mais également de transmettre le virus grippal, tant pour la population générale qu'évidemment pour le personnel soignant, rappelle vigoureusement le Dr Bossi.
   Et l'on ne doit pas oublier les médicaments de la famille des inhibiteurs de la neuraminidase au moindre signe de grippe en période de circulation du virus. »
    Le médecin se lave les mains avant et après avoir examiné chaque patient. Limites à cette pratique, le port d'un masque FFP2 lui permet de se protéger de la contamination de la part de ses patients ; ce type de masque confère une protection de 92 % contre les fines microparticules. La durée de vie de ces masques FFP2 est de l'ordre de 6 heures et son prix unitaire est d'environ un euro.
    Lorsqu'il est grippé lui-même, le médecin doit porter un masque chirurgical et appliquer les gestes d'hygiène.


Dr Marc Kreuter (rédacteur, fmc@legeneraliste.fr), d'après un entretien avec le Dr Philippe Bossi (département de maladies infectieuses, CHU hôpital de la Pitié-Salpêtrière, 47-83, boulevard de l'Hôpital, 75651 PARIS Cedex 13. Courriel : philippe.bossi@psl.aphp.fr).